savon biologique sans produits chimiques oblige
L’humidité, la chaleur, 40°C sous le soleil de Juillet, l’air poisseux de l’océan Atlantique, la transpiration, la crème solaire, l’eau salée de la mer…

En vérité, ça parait plus compliqué que ça ne l’est. Je crois que c’est simplement que dans notre rythme de vie, l’hygiène a sa place attitrée. C’est la routine du matin et/ou du soir, ce par quoi on commence et finit la journée. L’hygiène a presqu’un role transitoire : on se prépare.
Le matin, ça nous réveille, on s’apprête, ‘on se fait belles·aux’, puis on est fin prêt (ou pas) pour le rôle qui nous colle à la peau.
Le soir est plus propice au nettoyage des emmerdes de la journée, on se lave de nos émotions en plus de se laver le corps. C’est relaxant, c’est presque un anti-stress.
Il y a quelques années, l’hygiène était presqu’une obsession pour moi, pour toutes ces raisons.
La culture de l’hygiène est omniprésente. Il y a tout un rayon de produits chimiques au supermarché pour notre bien être. Bourré de silicone, de perturbateurs endocriniens (ces particules de plastiques qui se substituent à certains de nos hormones), et qui souvent crée le besoin qu’ont nos cheveux, notre peau d’être hydratés. Bref c’est toute une industrie qui a tout intérêt à ce que tout le monde se lave et prenne soin de soi tous les jours.
Mais où est la nécessité ? Quand on passe une journée de travail au bureau ou ailleurs en ville, à part pour se rafraîchir les idées, on n’a pas vraiment besoin de prendre une douche ensuite. En théorie… en pratique, on est habitué, alors on en prend une quand même.


Je voulais remettre en question ce rituel de l’hygiène car en fait, en voyage, personnellement j’ai pu m’en passer jusqu’à un certain point, et j’ai même appris à me sentir plus à l’aise avec mon corps.
D’abord j’ai vite réalisé que sur la route, je pouvais avoir un minimum d’hygiène plus facilement que ce que je croyais. Il y a des toilettes publiques dans tous les villages, ce qui est très utile pour se laver les dents et faire son brin de toilette. La mairie aussi ne refusera pas l’utilisation des toilettes. En ville, la plupart des bars vous autorise l’accès aux WC sans consommation.
En sommes ces occasions arrivent plusieurs fois dans la journée. L’accès à l’eau est facile. Pour se laver dans la nature, j’avais deux gourdes sur moi et une autre de 1L que je gardais surtout pour faire la cuisine et me laver un minimum le matin et le soir. Mais elle nous a surtout servi pour l’eau de cuisson.
Au début de mon voyage, j’essayais de préserver une hygiène identique à celle que j’avais quotidiennement. C’était donc largement faisable. Tous les deux trois jours, j’allais dans un camping une nuit pour pouvoir profiter de la douche.
Mais peu à peu, cette routine d’hygiène a perdue de son importance. J’ai pris de nouvelles habitudes et j’ai commencé à vivre mon hygiène différemment et d’une façon qui omettait l’obsession sur le lavage de mon corps matin et soir. Et ça fait du bien, de savoir qu’on peut faire sans, et de se sentir bien quand même.
Et puis les occasions de se doucher étaient nombreuses. Lorsqu’on logeait chez l’habitant, des amis, des rencontres. Ces rencontres rythment le voyage.
Le plus longtemps que nous soyons restés sans nous doucher, c’était 8 jours. Nous étions sur la côte méditerranéenne, aux alentours de Cannes. Ce jour-là nous nous sommes lavés sous la douche de la plage.
Ce que j’essaie de vous dire, c’est que quand on ressent vraiment le besoin de se laver, on finit toujours par trouver le moyen. Même sur la route, l’hygiène est accessible et s’adapte au véritable besoin du corps. J’ai en effet appris à me sentir beaucoup plus à l’aise avec mon corps, et à ne plus être obsédée par l’hygiène.
Agli occhi di Matteo :
Ebbene si l’igiene in viaggio solitamente è dato un po’ in secondo piano ,quando invece è alla base del tutto, mi è capitato di trovarmi in situazioni dove l’igiene era davvero minima se non inesistente. L’igiene personale, oltre che al vestiario, alla cucina, è il prendersi cura di sè, chi viaggia realmente in sussistenza troverà queste mie parole scontate , ma per molti non è cosi. Prima cosa da tener presente è il vestiario, a pedalare con roba sporca e sudata si contribuisce a piaghe e problemi d’igiene quindi contribuiscono alla difficoltà nel pedalare. Io non ho sellini speciali se non un principio che è girare dai 2 /3 giorni con le tutine e altri 2 giorni con i pantaloni normali, questo sistema mi aiuta sia sul lavaggio che sulla robustezza del mio fondo schiena. Oltre a questo non dobbiamo dimenticarci delle pentole e delle posate , che ogni volta le si deve pulire e non sempre abbiamo a disposizione acqua da sprecare per lavarle, perciò solitamente con della cenere riesco a contribuire alla principale pulizia , e appena si ha la possibilità di una fonte di acqua si sciacqua tutto, così da non incorrere in problemi per il nostro corpo . Per il lavarsi non sempre si ha la possibilità di avere una bella doccia con acqua calda a comando, quindi ci si adatta , noi utilizziamo tutti prodotti naturali e biodegradabili , perché se ti dovessi lavare in un corso d’acqua, piuttosto che in docce sulla spiaggia dove con prodotti non naturali andresti a far dei danni all’ecosistema, e noi questo non lo vogliamo di certo . Quindi ricapitolando aver con se il proprio kit di base ( io ho un beauty con dentro tutto il necessario: saponi, creme varie, dentifricio, spazzolino, lametta, forbicine, pinzette, alcuni aghi, collirio, salviette umide, questo a gran linee è ciò che solitamente utilizzo e porto con me)è una salvaguardia per la tua igiene personale, quindi occorre costanza e quando si trova una fontana non bisogna perdere l’occasione per rinfrescarsi nel caso anche lavare la biancheria che io ho sempre appesa alla bici per farla asciugare , detto ciò buona igiene a tutti.
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